tunisian youth power

Voilà que la nouvelle année 2017 vient de voir écouler sa première semaine, certains partagent encore les photos de leur réveillon, d’autres retardataires peaufinent la liste de leur résolutions mais hélas des milliers de jeunes sont entrain de regarder leur avenir avec appréhension.

Un contexte socio-économique compliqué et une jeunesse en désarroi

2016 n’a pas été une bonne année sur plus d’un plan, c’est une vérité que nul ne peut nier. Le plus dur reste à venir apparemment dans la mesure où les prévisions pour le premier trimestre 2017 ne sont pas optimistes non plus. On annonce une croissance PIB inférieure à 1%, une balance commerciale encore déficitaire et tenez-vous bien un taux de chômage qui se stabilise à  plus de 15% en global.  Pis encore, il double pour les diplômés et dépasse actuellement 30% d’après les derniers chiffres de l’INS (T3 /2016).

Que d’inquiétudes pour une jeunesse qui, 6 ans après sa fameuse révolution,  n’a rien vu de « beau ». Des gouvernements qui se succèdent, des décisions prises à la hâte sans vision stratégique ni ferme volanté de faire évoluer les choses et des promesses électorales annonçant des objectifs de réduction du chômage et création de richesses qui se sont avérés hélas irréalistes pour ne pas dire utopiques.

Face à ce désintérêt  « révoltant » des préoccupations des jeunes mixé avec une incapacité de tenir un discours optimiste et rassurant, nos jeunes sont livrés à eux même et doivent seuls se frayer leur chemin «comme des grands»

N’attendez pas le destin, provoquez-le !

Sans me positionner en donneur de leçons mais plutôt comme un simple citoyen tunisien qui a vécu cette étape de la vie post-estudiantine, je souhaiterais partager avec mes jeunes compatriotes pour toute fin utile ces quelques conseils :

De prime abord, vous devriez faire preuve de veille et être à la page et ouverts à la reconversion professionnelle, assurez-vous d’acquérir les compétences demandées sur le marché du travail même si cela ne faisait pas initialement partie de vos études.

A titre d’exemple, je peux mentionner le digital, ce nouveau monde qui s’offre aux jeunes et qui, certes, nécessite des formations mais tient surtout à une envie d’apprendre, de s’adapter à la réalité du marché  et de changer de cap pour se faire une place.

De plus, ne vous laissez pas abattre par les ondes négatives dans votre entourage, continuez à chercher, persévérez, tester des pistes, « vendez-vous » partout où vous pouvez.

Un CV original, un compte LinkedIn mis à jour, une participation dans les foires et séminaires de l’emploi et une inscription dans des formations complémentaires en soft skills (communication, présentation en public, gestion de stress, etc) devraient être vos armes indestructibles.

Dans ce qui a précédé, j’ai bien dit vendez-vous partout où vous pouvez mais attention !! Cette « sur exposition » peut s’avérer néfaste; n’oubliez pas sur la toile, il y a les recruteurs pour les compagnies et les sociétés mais aussi pour les malfrats et les organisations terroristes et criminelles.

Ne tombez pas dans la facilité et méfiez-vous des offres louches et réfléchissez à deux reprises avant de vous engager ou donner suite à n’importe quelle sollicitation.

Croyez en vous, vous êtes notre unique échappatoire

La Tunisie ne pourra se relever qu’à travers sa jeunesse, certes les plus vieux ne vous facilitent pas la tâche mais prenez cela comme un apprentissage de la vie réelle et un challenge du quel vous sortirez encore plus forts.

Bon courage les jeunes.