L’Australie est quotidiennement attaquée par les organisations de défense des droits de l’homme en raison de sa politique par rapport aux demandeurs d’asile.

La décision de la Cour suprême de la Papouasie Nouvelle-Guinée peut progressivement impacter les changements sur la politique autoritaire de l’Australie. Avec un verdict « Illégal et anticonstitutionnel » rendu le mardi 26 Avril, sur la permission de mettre en détention sur la terre papouasienne, les réfugiés dont elle ne veut pas, la cour ordonne au gouvernement australien « De prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser et empêcher ces détentions » puisque ces détentions sont contraires aux droits constitutionnels et à la liberté.

Les déclarations du ministre de l’Immigration Peter Dutton ne se font pas attendre. Il affirme : « Le verdict reste sans effet sur la politique australienne de protection des frontières. Les vrais réfugiés auront la possibilité de rester en Papouasie Nouvelle Guinée. Ceux qui ne sont pas reconnus comme des réfugiés doivent retourner dans leur pays d’origine »

Depuis l’annonce mutuelle de l’ancien Premier ministre australien Kevin Rudd et de Peter O’Neil, le Premier ministre de Papouasie Nouvelle-Guinée en juillet 2013, tout demandeur d’asile arrivant en Australie par l’intermédiaire d’une embarcation clandestine sera de suite mis dans le camp de détention située sur l’île de Manus, en Papouasie Nouvelle-Guinée, au Nord de l’Australie. Le chercheur en Science-politique David Camroux déclare : « cette décision de la Cour suprême de Papouasie Nouvelle Guinée était prévisible depuis quelques mois. La situation pourrait changer. Les élections législatives du 2 juillet approchent et les travaillistes reviennent sur la politique migratoire. Le sujet risque d’être présent dans la campagne électorale. » Il rajoute : « La fermeture des camps et la prise en charge par l’Australie des demandes d’asile permettraient de faire une économie de 2 milliards d’euros. La révision de cette politique serait de plus l’occasion pour le nouveau Premier ministre Turnbull de montrer qu’il est plus modéré que ses prédécesseurs. »

Nowhere line : Manus, Une vie difficile

Fortement attaqué par les Nations Unies, cette politique, appelée « Solution Pacifique » a été créée et appliqué entre 2001 et 2007. Elle a été adopté après l’affaire « Tampa ». Un cargo Norvégien avait porté, alors, secours à un cargo de plus de 400 migrants de nationalités Afghanes et Irakiennes qui se déplacer pour l’Australie.

Pour les autorités australiennes, le cargo Norvégien a été interdit d’accoster dans les frontières australiennes. Violant le droit de la mer qui impose au pays le plus proche d’accueillir les migrants naufragés, Canberra expose la solution du pacifique et l’Australie s’est engagée à couvrir les frais de la construction du camp sur l’île de Manus en Papouasie Nouvelle-Guinée.

Sur l’île de Manus, la cinquième plus grande île de la Papouasie Nouvelle-Guinée, il y a plus de 40 mille habitants sur une surface atteignant les 21 000km². Les réfugiés du camp sont des soudanais, des afghans des syriens et des irakiens. Selon un rapport de Fairfax Media, plusieurs cas d’automutilations et de tentatives de pendaison ont été recensé dans le camp de Manus à cause des conditions difficiles dans lesquelles vivent les réfugiés.

Bien que les journalistes et les activistes des ONG sont interdits de séjour au camp de Manus, dévoiler les dépassements dansle camp des réfugiés à Manus reste un périple pour les défenseurs des droits de l’Homme. David Camroux déclare : « la question des réfugiés sur Nauru et Manus embarasse profondément les Australiens. La commission australienne des droits de l’homme s’inquiète du traitement des réfugiés et s’oppose à l’utilisation de ces camps »

Lukas Schrank, a gagné le Grand Prix du meilleur court documentaire au festival international des films au Melbourne avec son film qui parle des problèmes que subissent les réfugiés de Manus.