A quelques minutes de la rupture du jeûne, le plus grand réseau social a crée polémique en Tunisie. D’un point de vue purement subjectif, le site tue de plus en plus l’humain. Et cela ne peut être qu’une raison pour que les familles et les amis se retrouvent à la fin pour préparer la table ensemble ou mieux encore : Discuter.

En Tunisie, les statistiques montrent que le site du Grand Mark Zuckerberg est plus visité que Youtube, Twitter mais surtout Google. Avec une audience de presque 8 mille internautes qui sont sur le site chaque jour et un cota de 40 % étant connectés plus de 8 heures par jour. Facebook, aujourd’hui, n’est pas que le meilleur moyen pour passer une information mais aussi l’atout d’un « Stalker » du web.

Facebook : Un moyen d’exprimer son civisme, ou presque.

Avec des filles qui posent, des mecs qui « aiment » et les lèche-bottes qui envoient des messages privés soit pour être soumis ou embrasser les pieds des dames, la gente féminine est bien servie. Des groupes et des pages se forment sur le web pour profiter ou critiquer les dépassements des pervers du Web.

De plus, on retrouve les groupes qui discutent maternité, cuisine et autres sujets qui ravissent un public connu pour un sens de la critique assez bas. On retrouve des captures d’images qui tuent le secret et négligent le sens de l’aide que l’on peut fournir. Cela va de soi que les personnes qui veulent aider, se retiennent, pour ne pas devenir la risée du peuple de l’herbe.(A bas la loi 52).

Facebook : Ma notoriété, mes j’aime et ma réputation :

Entre Tunisiens, on le sait tous : Tu vaux le nombre de j’aime que tu peux avoir sur Facebook. Sur une échelle de j’aime, on définit ta beauté physique et ta participation aux séries télévisées et aux films tunisiens. Et ton poids dans la société dépendra de la laideur qui tu poseras dans une confession nocturne sur ton profil. Oui ! Cela est un fait qu’on doit exposer, analyser mais seulement nous devons arrêter. Nous avons cette fâcheuse manie en Tunisie de faire des sauts, des gens très connus.

Pendant que plusieurs écrivains, musiciens et artistes sont en train de se battre contre l’ingratitude des producteurs de la télé, quand les jeunes politiciens meurent dans l’ombre des vieux grincheux d’un système totalitaire, et que les pseudo-révolutionnaires se vantent de leurs exploits, Facebook nous offre ce moment de répit. Un petit beug de 30 minutes qui a déstabilisé une population peut-être, mais qui offre un beau moment en Famille.

Merci Mark, Merci Facebook, Merci Internet.