« La mère du peuple » a mis un pied hors du palais présidentielle. Dans l’attente du dernier vote du Sénat, qui est encore incertain, une majorité qui visera son impeachment définitif de Brésilia.

Dilma Roussef , la dauphine de Lula Da Silva victime d’ « un coup d’Etat »

Avocate communiste du Parti des Travailleurs, Dilma Roussef a déclaré : « S’opposer à moi, me critiquer, fait partie de la démocratie. Mais démettre une présidente élue de façon légitime, sans que celle-ci ait commis un quelconque crime (…) n’est pas le jeu démocratique. C’est un coup d’Etat ».

Cette déclaration vient tout juste après la compagne qui a pris le slogan « golpe » qui veut dire coup d’Etat. Cette compagne a permis à ceux qui la soutiennent de se mobiliser pour plaider sa défense.

La présidente du Brésil, appelée « Mère du peuple » n’est pas accusée de corruption malgré ce qui se passe dans son pays et que l’ancien président qui est sorti a laissé des millions de brésiliens dans la misère. Elle est accusée de maquiller les comptes publics lors de sa réélection. Michel Temer aussi est accusé de vente illégale d’éthanol et Eduardo Cunha est accusé de blanchiment d’argent et de corruption dans le scandale Petrobras.

« Champ de roses » a des épines : Une trahison dans les cœurs des brésiliens :

Affronter le chômage en Brésil, c’est une guerre sans fin. Avec les promesses de la campagne « Le champ des roses », et les remèdes qualifiés de désastreux par Gesner Oliveria, l’admiratrice de Jean-Paul Sartre et de Fidèl Castro se voit plonger encore plus dans les problèmes de la classe moyenne délaissée par le Parti des Travailleurs. Piqués par les épines du « champ de roses », l’amertume de la trahison se fait sentir dans l’esprit du peuple. S’ajoutant à cet arrière-goût de déception, la politique budgétaire expansionniste à contretemps, le contrôle artificiel de l’électricité et du pétrole, qui aide à faire galoper l’inflation, Dilma Roussef n’arrive pas à rallier le Sénat et le congrès à sa lutte pour un « meilleur » Brésil.

Dilma Roussef, Petrobras est « une descente en enfer » :

L’affaire du « Petrobras » est une corruption politique qui parle de l’entreprise pétrolière sous le contrôle de l’Etat et des géants du bâtiment et des travaux publics. L’explication est simple, le partage des marchés en surfactures et en contrepartie, les pots-de-vin auraient étés offerts au gouvernement sous le mandat de Lula Da Silva. Aujourd’hui, Dilma Roussef en paie les conséquences.

Reconnu pour être incorruptible, La présidente du Brésil a commis une seule erreur, « Hésiter à demander à Graça Foster de quitter son poste à Petrobras » malgré les soupçons qui planaient autour de lui. Les avis ne font pas d’elle une coupable « Peut-être » mais « sûrement » une responsable.