matche psg vs ca

Le match amical ayant opposé mercredi 4 Janvier 2017 le Club Africain à son invité de prestige le club Français du Paris Saint Germain a été entaché par des incidents entre quelques supporters du club hôte.

Cela a fait couler beaucoup d’encre dans la presse et les réseaux sociaux. Certains ont fermement condamné cela allant même à considérer que l’image du pays en a été ternie. D’autres, par contre, se sont placés en défenseurs des Ultras et ont prôné pour une approche qui relativise ces actes. Ce camp a mentionné que ce fléau touche tous les stades du monde et n’a pas manqué de rappeler de ce qui s’est passé au dernier Euro foot en France à juste titre.

Personnellement, je vais souvent aux stades et j’ai eu, à plusieurs reprises, l’occasion d’assister à de tels incidents. Dans ce qui suivra, je parlerais en toute connaissance de cause et au lieu de prendre position pour l’un des deux camps, je préfère creuser plus profondément et essayer de présenter une lecture objective de ces incidents à répétition.

La violence est-elle un problème lié uniquement au sport en Tunisie ?

Violence inexpliquée et exagérée, incidents isolés et n’ont lieu que dans les arènes sportives, diriez-vous ?

Au risque de vous choquer chers tous, la violence est un phénomène de société chez nous et est quasi présente dans notre quotidien. Quand un père élève ses enfants en le battant, quand un lycéen agresse son instituteur, quand deux chauffeurs se permettent de bloquer la circulation et s’agresser mutuellement, quand un député du peuple se donne le droit de «tabasser» un ouvrier dans une station de gasoil ou encore quand un ex sélectionneur national de football se transforme en boxeur , je vous épargnerai la mention du taux scandaleux des violences conjugales , on ne peut plus prétendre que la violence est l’apanage exclusif des supporters de foot.

La violence est partout ; quelles solutions préconiser ?

Comme aisément illustré par les exemples ci-haut, la violence est visible partout et pratiquée par tous. Un grand travail de réflexion et d’analyse minutieuse doit être entamé d’urgence. Une fois les raisons de ces dérapages définies, il y a lieu de mener une campagne de sensibilisation nationale bien ciblée et intelligemment montée.

L’Etat doit faire équipe avec les acteurs de la société civile pour réussir ce défi de taille et éradiquer ce mal qui n’est pas le nôtre.

Ceci dit, ne perdons pas de vue le vrai premier défi sécuritaire du pays à savoir lutter contre le terrorisme , qui justement ne peut que se propager dans un pays où règne la tension ,la violence et la haine.

Tous les tunisiens et tunisiennes doivent se faire leur propre « mea culpa » et revoir leur comportement et attitudes. Tous ensemble on y arrivera, ce peuple ne cesse de surprendre malgré toutes les mauvaises étiquettes qu’on lui colle à tort et à raison.