Fête de la Saint Valentin: Un anniversaire Universel pour tous les âges


Du haut de vos… printemps, vous ne le savez sans doute pas encore, innocente enfant, mais l’amour ne saurait s’acoquiner avec la souffrance.
Si tel n’était pas le cas, l’Universel Dieu se serait-il essentiellement défini comme Amour? Les pères fondateurs de la philosophie se seraient-ils identifiés en tant qu’amoureux de la sagesse? Les artistes aurait-ils fait de l’inspiratrice et bien-aimée muse la condition sine qua non de toute création artistique ?  Les mystiques, toutes religions confondues, se seraient-ils proclamés amoureux, jusqu’à la folie pour certains, de Dieu? La paix entre les hommes serait-elle possible sans amour? L’humanisme aurait-il procédé d’un autre principe que celui de l’amour de l’Homme pour son être?
C’est que l’amour, chère enfant, est un état extatique qui, pour peu que, vous y abandonnant, n’y opposiez aucune résistance, vous transportera dans une inaccoutumée dimension transcendantale où tout ce qui est autre que lui vous paraîtra dérisoirement lilliputien.

Une personne amoureuse est un être aérien, céleste. Au faîte de l’humanité, à la plénitude de l’être, elle est à un rang quasi divin.
De l’amour, chère enfant, l’on ne saurait avoir peur parce que l’amour est pure beauté. Ce qui vous a tant effrayée, ingénue nymphe, ce fut, à coup sûr, une malencontreuse déconvenue sentimentale. Or, la déception amoureuse, elle, a d’autres voies. Et contrairement à celles de Dieu, elles sont, heureusement, sondables.

Une personne qui n’a pas éprouvé à votre égard ce chavirant sentiment est une personne qui n’a pas su déceler ce qu’il y a d’exceptionnel, d’unique en votre être. Vous n’avez donc pas à souffrir de son désamour, tout au plus devriez-vous éprouver quelque peine pour le manque de discernement dont cette personne est affligée.

Entretenir une relation amoureuse, tendre enfant, est en tous points comparable à l’art de l’agriculteur. Le sentiment amoureux naissant doit être cultivé avec patience et passion jusqu’à arriver à maturité. Son éclosion est pure beauté… une sorte d’acte magique qui métamorphose toute insupportable laideur en illuminante beauté.

Pour aboutir à pareille fin, ne perdez pas de vue, douce enfant, que le domaine réservé de l’amour ne souffrirait nuls petits calculs de boutiquier… En ce féérique monde point de perdant, ni de gagnant… de dominant, ni de dominé. Laissez libre cours, exquise interlocutrice, à vos dons inaccomplis de fine stratège et vous passeriez, immanquablement, à côté de très belles potentielles histoires d’amour. Je ne saurai, desséché tel que je vous apparaît à cette heure, souffrir alors de voir ces mirifiques yeux en pleurs.
Croyez-en, douce enfant, un Casanova sur le retour… à l’automne d’une vie richement ornementée, le véritable printemps d’une vie consiste à aimer et à être aimé… Tout le reste n’est que glacial hiver.

L’amour est un hymne à la vie et un requiem à la mort !