16 ans de prison ferme sont un verdict qui n’est pas assez pour une personne qui a violé 66 personnes. Si on faisait nos comptes, on trouverait que Thierry Darantière a écopé de 10 mois et 56 jours pour chaque enfant qu’il a violé. Des chiffres décevants pour l’humanité et les droits de l’Homme. Avec un nombre exorbitant de 41 garçons tunisiens, ni le ministère de l’intérieur ni celui de la jeunesse ne se sont exprimés jusqu’à ce jour.

L’affaire Darantière : Première affaire exposée

Agé de 52 ans, le quinquagénaire a été condamné par la cour d’assises de Versailles à 16 ans de prison fermes pour le viol de 66 enfants entre l’Egypte, la Tunisie est au Sri Lanka en 2000. Décrit par Jeune Afrique comme « Un bisexuel à caractère pédophile », Thierry Darantière, ancien directeur de maison de retraite, vivait ses fantasmes à travers les missions qu’il déclare « humanitaires ». Lors du procès, Darantière déclare : « Ça a commencé par des jeux de touche-pipi dans les buissons. Cette facilité me surprenait », Avoue l’accusé. Au Sri Lanka, un homme fait aussi office de rabatteur. « Je me cachais derrière cette idée que s’ils ne voulaient pas, ils pouvaient toujours s’en aller » et se cache sous les contraintes d’une famille catholique qui refusait son homosexualité. Me Emmanuel Daoud déclare : «  « Il ne faut pas confondre orientation sexuelle et déviance sexuelle (…) Si tous les homosexuels refoulés devenaient pédophiles, nos Cours d’assises seraient sacrément encombrées »

La Tunisie dort pendant que ses enfants se font violer :

Pendant que 41 enfants tunisiens se faisaient violer, le Ministère de l’intérieur était entrain d’enfermer des gens qui consommaient du Cannabis. Pendant que Thierry Darantière et son casier judiciaire d’attouchements sur mineurs en 1994 alors qu’il était chef scout (une information facilement trouvable) circulaient librement dans les buissons à se faire des pipes, le ministère de l’intérieur s’amusait à arrêter des jeunes qui s’embrassent. Il ne faut pas oublier que la consommation de Cannabis et un baiser consentant sont plus dangereux que le viol d’enfants âgés entre 4 et 9 ans.

Entre temps, le ministère de l’enfance aussi n’a pas communiqué sur l’affaire. Dejà que des enfants sont sortis des écoles, qui vendent des chwing-gum ou des mouchoirs dans la rue, en face de tout le monde ne sont pas pris en charge. On ne peut espèrer mieux d’un ministère qui n’a pas le temps pour ses enfants.

Le Black Out ministériel sur cette affaire reste un grand mystère. Encore le Black-Out médiatique. Bien que le pays soit en période post-révolutionnaire, les droits fondamentaux d’une jeunesse, à ce qu’on voit sont perdus. Alors une idée nous vient à l’esprit.

On a manifesté pour des animaux, pour des artistes, pour un parti politique, mais pas pour une enfance qui se fait violer ? Honte à nous.