Dans le cadre de la collection « Notre Histoire vue autrement : Colonialisme et inter-culturalité », Kyranis éditions se propose de publier les ouvrages, académiquement annotés et largement commentés, suivants :

– L’abbé François Bourgade, Soirées de Carthage. 1847.

– Georges Voisin, L’Algérie pour les Algériens. 1864.

– Alexis de Tocqueville (1841), Travail sur l’Algérie

– L’abbé François Bourgade, La clé du Coran. 1852

– L’EMPEREUR Napoléon III, Lettre sur la politique de la France en Algérie adressée par l’Empereur au maréchal Mac Mahon Duc de Magenta, Gouverneur Général de l’Algérie

– L’abbé François Bourgade, Passage du Coran à l’Evangile. 1855.

– Ernest Feydeau, Alger-Etude

– Auguste Vital, Correspondance avec Ismayl Urbain.

– Guy de Maupassant, Au soleil. Neuvième édition. 1884.

Il est à signaler que la teneur de ces ouvrages est en totale contradiction avec le discours officiel véhiculé durant de longues décennies par l’idéologie dominante s’agissant des causes et mobiles du phénomène colonialiste. Notre démarche, purement académique, vise à une meilleure connaissance, étayée par des documents historiques, de la réalité colonialiste, de par ses cause bien entendu, mais aussi expérience faite de ses succédanées. il me semble qu’outre l’intérêt proprement scientifique que présente pareille entreprise, ce serait rendre justice à ces précurseurs du « vivre ensemble » que de publier leurs œuvres conformément aux normes académiques actuelles tant ils ont été incompris en leur temps et ont subi de ce » fait les foudres de leur environnement humain.

A la lecture de ces textes, nous nous retrouvons aux antipodes de l’image satanique du colonialiste qui a bercé nos juvéniles esprits (identique, au reste, de l’image du diabolique arabe de l’ère antéislamique (jâhilliya), grâce à un discours idéologique savamment entretenu, au lendemain notre sacro-sainte indépendance.

D’une ouverture d’esprit totalement inattendue compte tenu de son contexte historique. Pour preuve, il a été déchu de ses titre et fonction par le pape en 1858. Auparavant il officiait à la cathédrale Saint Louis à Carthage. La raison de cette déchéance est que pour les théologiens sectaires, toutes religions confondues, l’indifférence religieuse, ainsi qu’ils la nomment est déjà une infamie méritant représailles.

L’indifférence religieuse consiste à ne pas prendre partie en faveur ou à l’encontre d’une religion donnée et à considérer que toutes les religions se valent au regard de la vérité et de la fausseté. En orient, Al-Fârâbi, philosophe musulman a été accusé du même grief.

Un personnage injustement méconnu. Je contribuerai dans la limite de mes moyens à lui rendre justice, de ce côté-ci de la méditerranée du moins.

Cette démarche scientifiquement accomplie, il appartiendra, ensuite, à chacun de dresser son propre bilan et d’en évaluer les résultantes.