les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite

Très critiqué par la monarchie Saoudienne pour son conservatisme par rapport à la crise en Syrie et au Yémen et en renonçant à intervenir contre le régime de Bachar Al-Assad et en montrant que ses priorités étaient plus vouées pour l’Asie que le pour le Moyen Orient, le président des Etats-Unis d’Amérique, Barack Obama, a suscité la colère de ses alliés saoudiens.

En y rajoutant le projet de loi du 11 Septembre, qui permettrait aux familles des victimes de l’attentat terroriste de traduire le gouvernement saoudien en justice et réclamer des dédommagements, le roi Salman est vexé. Il menace de vendre tous les actifs américains du Riyad si Washington adopte cette loi.

Possible rôle des gouvernements :

Cette loi a été proposée suite aux déclarations du 20e pirate des attentats du 11 septembre. Zacarias Moussaoui, un homme d’origine française est condamné en lien avec les attentats. Il a affirmé, lors de l’enquête, que la famille royale saoudienne avait versé plusieurs millions de Dollars à Al-Qaïda en 1990. Cette information a immédiatement été rejetée par l’ambassade de l’Arabie Saoudite mais a rouvert la discussion à Washington.

Adopter une telle loi pourrait entrainer des « conséquences coûteuses » pour les Etats-Unis d’Amérique. Lors de sa dernière visite à Washington, le ministre des affaires étrangères, Adel Al-Joubeir a mentionné que cette loi est retenue, il vendra « quelque 750 milliards de dollars en bons du Trésor américain et autres biens détenus aux USA ».

Immunité de l’Etat :

Aucune accusation n’a été fondée malgré que 15 des 19 pirates de l’air étaient des Saoudiens. L’implication de l’Arabie Saoudite et de la famille royale dans les attentats du 11 septembre n’a jamais été mentionnée au grand jour. Bien que la radicalisation dans l’Islam vient du courant Wahhabite, l’Arabie Saoudite reste loin des soupçons de la maison blanche.

Barack Obama a déclaré par rapport à la loi du 11 septembre : « Exactement, j’y suis opposé ». Le porte-parole de l’exécutif américain, Josh Earnest rajoute dans la journée : « Notre inquiétude par rapport à cette loi n’est pas liée à son impact sur nos relations avec un pays en particulier, elle est liée à un principe important du droit international : l’immunité des Etats ».